« L’un de mes plus anciens et précieux souvenirs remonte à l’époque où, perché sur les épaules de mon père, nous traquions le rhinocéros blanc, le buffle du Cap et les troupeaux d’antilopes noires dans le parc national Matopas (dans le pays qui s’appelle aujourd’hui le Zimbabwe) », raconte Peter Chadwick, photographe de la nature, primé et engagé, et contributeur Fotolia. Dès l’âge de 7 ans, il était déterminé à devenir garde dans une réserve naturelle, et au cours des trente dernières années, il a dédié sa vie à photographier et à protéger les animaux du monde entier.

L’amour de la photographie lui vient également de son père, qui l’a initié à la chambre noire. Son premier appareil photo fut un classique Kodak Brownie, Peter estime qu’il doit son acuité de photographe aux réglages manuels qu’imposait la pellicule. « Ces débuts furent, pour moi, essentiels dans l’apprentissage de ce qui fait une bonne photo, en termes de composition et d’éclairage », explique-t-il.

L’engagement de Peter pour la préservation des animaux et de l’environnement l’a conduit à parcourir l’Afrique et le reste du monde, du parc transfrontalier semi-désertique de Kgalagadi aux chaînes de montagnes escarpées du Drakensberg. Il a eu d’innombrables occasions d’observer de près la faune terrestre et la vie sous-marine, témoin direct de la situation désespérée de ces animaux. La population de perroquets gris du Gabon a ainsi chuté de 90 %, principalement à cause du commerce illégal d’animaux. Les rhinocéros, eux, sont braconnés pour leurs cornes, qui sur le marché noir coûtent actuellement plus cher que de l’or. Quant aux exploitations minières et forestières, ces terres en danger abritent des centaines d’espèces d’animaux, d’oiseaux, d’insectes. « Notre plus grand défi, explique Peter, est de convaincre et de rappeler aux gens que nous dépendons totalement de la santé de la planète ».

La photo est un précieux outil pour faire passer ce message. « Les images symboliques ont le pouvoir de changer le monde, en modifiant la perception et la compréhension du spectateur », estime le photographe. Contrairement aux écrits, les photos transcendent les limites du langage et provoquent des réactions émotionnelles sans nécessiter d’explication.

À l’ère du numérique, nous sommes abreuvés d’images sur chacun de nos écrans. Seules les photos réellement fascinantes ont le pouvoir de sortir du lot, et d’engager l’espace d’un instant un dialogue constructif avec le spectateur.

« À travers des plateformes comme celle de Fotolia, nous avons l’occasion d’offrir une plus grande audience à ces images, et d’œuvrer pour le changement. » Peter estime que les « conservation photographers » – ces photographes engagés dans la préservation de la nature, des cultures et de l’environnement – peuvent avoir une influence comparable à celle des photographes de guerre qui, par le passé, ont éveillé la conscience des citoyens pour, en définitive, influer sur les politiques gouvernementales.

Ces dernières années, il a choisi de se focaliser sur le travail des gardes de réserves. Il les considère comme de véritables héros, en première ligne pour défendre la préservation des espèces et de l’environnement, et s’efforce d’attirer l’attention sur les défis et dangers auxquels ces rangers doivent faire face tous les jours.

Nombre d’entre nous pensent que la préservation concerne des animaux sauvages vivant dans des terres lointaines, et que c’est l’affaire de rangers comme on en voit sur les photos de Peter. Il s’agit pourtant d’une cause plus accessible et plus proche de nous. Peter rappelle, par exemple, que chaque petit geste en faveur du recyclage et de l’économie d’énergie aide à préserver la Terre, il encourage donc chacun à soutenir les associations locales consacrées à la protection de la vie.

Explorez le portfolio de Peter sur Fotolia et découvrez comment vos photos peuvent faire la différence sur le site américain de l’International League of Conservation Photographers.