Nous vous présentions hier Kenichiro Tomiyasu, infographiste et concept artist japonais, membre du duo de notre cinquième concours TEN Saison 3. Aujourd’hui, honneur à celle qui fut sa partenaire dans ce duo, la photographe coréenne Mi-Kyung Kim, dont la très belle composition photographique illumine leur œuvre collaborative “Futur Shangri-La”, évocatrice du paradis terrestre. À la fin de cette interview, vous pourrez d’ailleurs découvrir en vidéo le processus créatif et la mise mise en scène imaginée par Mi-Kyung Kim pour réaliser sa photo.

 

Parlez-nous un peu de vous, quel est votre parcours professionnel ?
Je m’appelle Mi-Kyung Kim et je suis une photographe coréenne, une spécialité que j’ai choisie lors de mes études universitaires. Je travaille actuellement avec une société d’édition et une station de radio, je donne également des conférences dans les universités et auprès d’universitaires spécialisés dans la photographie.

Quel mot vous définirait le mieux ?
J’en donnerais deux, positive et curieuse.

Comment définiriez-vous votre style ?
Plutôt que de me fixer sur un style en particulier, je préfère rester à la fois créative et originale, tant pour le style que par le choix des sujets sur lesquels je travaille. Selon le thème, j’adopte différentes méthodes. Pour mes photos de paysages, je n’ajoute rien, je laisse la nature m’inspirer. Parfois, cependant, mon inspiration nécessite une mise en scène particulière, et donc avant d’avoir une esquisse du résultat et pour bien préparer mon shooting, je dois ajouter des accessoires et organiser le cadre de prise vue.

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La création “Futur Shangri-La” de la photographe Mi-Kyung Kim et du concept artist Kenichiro Tomiyasu/Studio INEI.

Quelles sont vos influences ?
Les autres. J’ai toujours l’espoir que de nombreuses personnes se sentiront à la fois détendues et enthousiastes en regardant mon travail.

Est-ce que vos origines et la culture de votre pays vous ont influencé ?
Je suis née et j’ai grandi dans une des plus belles régions de la Corée, l’île de Jeju. L’île de Jeju possède un cadre naturel qui est, pour moi, une grande source d’inspiration et d’incitation à la création. La mer qui entoure ma ville natale, où j’ai vécu une expérience très traumatisante quand j’étais plus jeune, a marqué mes premiers pas dans la photographie. Je suis tombée à la mer près de chez moi, ce qui explique peut-être que l’eau soit présente dans presque toutes mes œuvres. Je suppose que c’est pour moi une façon d’essayer de reprendre le dessus.

À votre avis, quelles sont les qualités requises pour être photographe ?
Un goût certain pour le voyage et pour la lecture est nécessaire pour vraiment devenir un bon photographe.
Je pense que lorsque les expériences directes et indirectes se rencontrent, une idée nouvelle se crée et, sur cette base, vous pouvez faire de l’art créatif.

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Pourquoi avez-vous aimé le projet TEN ?
Pour deux raisons. Tout d’abord, je suis une artiste traditionnelle, j’ai donc été très intéressée par tout ce qu’il est possible de faire avec les diverses techniques numériques des dix autres artistes [NDLR : les concours TEN Saison 3 ont réuni 5 duos d’artistes]. Ça a été un nouveau défi pour moi. Deuxièmement, j’ai également rejoint le projet TEN car il s’agit d’un programme éducatif destiné aux étudiants, et j’espère toujours que mon travail puisse être utile aux étudiants.

Vous travaillez souvent en duo comme pour ce projet ?
La plupart de mes travaux se partagent entre photographie et production d’images. Et, à mon avis, la production d’images ou la prise de vue dépassent le simple fait de prendre le son de la scène. Donc oui, je travaille souvent en binôme avec des ingénieurs du son.

Comment s’est passée la collaboration avec l’autre artiste du duo, Kenichiro Tomiyasu ?
Eh bien, nous avons commencé par un brainstroming, durant lequel nous avons parlé du thème et du lieu de tournage. Puis je suis allée photographier, et à mesure que je prenais des photos, l’ingénieur du son est arrivé afin d’enregistrer les sons de la nature. Enfin, quand le tournage s’est terminé, nous avons sélectionné les sons qui correspondaient le mieux afin de les assembler et de les monter sur le film pour terminer l’œuvre finale.

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Qu’est-ce que le thème de cette série vous inspire ?
On dit que vous voyez ce que vous connaissez. En collaborant avec l’ingénieur du son, j’ai vraiment élargi mes connaissances sur la nature. Aujourd’hui, je sens que j’ai gagné en profondeur dans mon travail, je vois non seulement la beauté extérieure de la nature, mais aussi l’histoire qui s’y cache.

Quels sont les messages, les émotions ou les idées que vous avez cherché à transmettre à travers votre création ? Et qu’est-ce qui a motivé ce choix ?
J’essaie de transmettre la beauté de la nature à travers mes photos. Tout mon travail commence avec la nature. Tout particulièrement dans mes derniers travaux qui sont basés sur les mers et les forêts de Corée.

Quels sont les outils ou matériels (appareils, logiciels…) que vous préférez ou qui vous sont nécessaires ?
Le logiciel que j’utilise le plus souvent dans mon travail est Photoshop, j’ai l’habitude de l’utiliser pour corriger la tonalité et les couleurs de la photo. Mais en général, je n’utilise pas de programmes de correction, j’essaie de conserver la photo originale comme elle a été prise.

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Est-ce que vous pourriez décrire votre méthode de travail en quelques mots ?
Comme je le disais, mes méthodes de travail diffèrent selon le thème. Dernièrement, j’ai pris des photos avec un temps d’exposition plus long. C’est la méthode avec laquelle j’ai l’habitude de capter les couleurs de la mer qu’on ne peut pas voir avec un temps d’exposition classique.

Est-ce que vous avez utilisé des outils particuliers et travaillé différemment pour TEN ?
Je peux dire que le travail avec des programmes de correction tels que Photoshop, avec lesquels je n’ai pas l’habitude de travailler, serait la seule vraie différence.

Pourriez-vous nous donner quelques « trucs » relatifs à votre travail, et les techniques que vous avez utilisées pour cette création ?
Mes œuvres récentes sont toutes basées sur la nature. Donc, je mets davantage l’accent sur la compréhension du lieu du shooting que sur la technique. Comprendre l’endroit où je travaille est, selon moi, ce qui compte le plus.

 

Découvrez en vidéo notre duo d’artistes et le processus créatif de leur œuvre “Futur Shangri-La”

 

Vous souhaitez défier ces artistes sur le thème “Le paradis au futur” ? Que vous soyez photographe ou graphiste, vous avez jusqu’au 30 novembre pour exprimer votre talent ! Tous les détails du cinquième concours TEN Collection Saison 3 vous attendent sur notre application Facebook. Découvrez également les créations des autres participants sur cet album photo.