Régulièrement, les drones s’invitent dans l’actualité. Drones militaires, survols médiatisés et non autorisés de villes, promesses (un peu prématurées) des géants du web de vous livrer vos commandes par drone… ces petits engins volants font le buzz et ont les faveurs des médias.

Ils ont aussi leurs aficionados, des particuliers qui ont tout simplement envie de filmer sous un autre angle leur région, leur jardin, ou même leurs exploits sportifs. Des vues aériennes, juste pour le plaisir, pour changer d’horizon. Si les drones grand public piquent votre curiosité, un site à connaître : Dronestagram (www.dronestagr.am). Des amateurs du monde entier y partagent leurs photos et leurs vidéos. Vous tomberez sur de superbes paysages naturels et urbains, de France et d’ailleurs, des vidéos de sport, des survols de zones industrielles, des clips réalisés par des pros… et aussi quelques crashs !

 

Beautiful Martin Confessor Church at winter in Moscow, RussiaComment s’y mettre ?
Vous êtes tenté par l’aventure ? D’abord, une évidence : commencer avec un drone très cher n’est pas une bonne idée. Vous risqueriez de l’abîmer dès son premier envol ! En optant pour un petit modèle d’une cinquantaine d’euros, voire moins, vous pourrez vous faire la main et le tester chez vous, entre la chambre et le salon. Plutôt vifs et pas si faciles à maîtriser au départ, ces minuscules engins qui tiennent dans la main vous permettront de vous initier au pilotage.

Vous trouverez ensuite des modèles à tous les prix, parfois directement équipés d’une caméra à partir d’une centaine d’euros, mais ces derniers s’apparentent plutôt à des jouets. Les amateurs exigeants se tournent vers des drones de loisir nettement plus évolués (comme le DJI Phantom II, environ 550 €), sur lesquels on peut soi-même fixer une caméra de type GoPro ou autre.

Il faut aussi prévoir des batteries supplémentaires, car l’autonomie excède rarement quelques minutes, plus une nacelle de qualité pour fixer la caméra et réduire les vibrations lors des prises de vue. Comptez 1 200 € pour un kit comprenant le drone, la nacelle et la GoPro (mais il y en a de bien moins chers si vous vous écartez des grandes marques).

https://www.youtube.com/watch?v=kQTofengn-Q

Karting à Saint-Laurent-de-Mure

 

Est-ce bien légal ?

Quand la loi n’est pas inexistante, elle est très restrictive, et elle varie surtout d’un pays à l’autre. Même pour de simples vols de loisir et sans caméra embarquée, vous avez tout intérêt à vous renseigner avant de faire décoller votre petit aéronef à l’étranger, sous peine de devoir payer une amende et/ou de voir votre joujou confisqué.

En 2012, la France a été le premier pays au monde à se doter d’une réglementation sur les drones. Elle a pour but d’assurer la protection des personnes et de l’espace aérien, et de fixer des règles pour le développement d’une activité commerciale. Jugée trop restrictive par certains, cette réglementation n’en permet pas moins de s’amuser avec un drone pour de simples vols de loisir et lors de compétitions. Votre drone (sans caméra) est alors considéré comme un aéromodèle. Le bon sens ne suffit pas, voici quelques impératifs à respecter pour pouvoir pratiquer votre passion sans demande d’autorisation et sans risque de voir débarquer la maréchaussée :

quadrocopter– Le vol de jour est impératif,
– hors zone peuplée et loin des aérodromes,
– le drone doit toujours être visible par le télépilote, c’est-à-dire vous, qui tenez la radiocommande,
– respectez une distance horizontale maximale de 100 mètres et une hauteur maximale de 150 mètres,
– ne pilotez pas un drone dans un véhicule en mouvement,
– et prévoyez une étiquette avec vos nom, adresse et numéro de téléphone.

Si tous ces critères sont respectés, le ciel est à vous ! Il va de soi que le survol d’une propriété privée ou d’une ville est interdit sans autorisation préalable, et que les vols en intérieur dans votre salon, certes non soumis à tous ces règlements, ne vous mettent pas à l’abri d’une scène de ménage si vous décapitez le ficus !

https://www.youtube.com/watch?v=rZQwLQ48x1s

Venice Beach, Californie

 

Et si on veut filmer ?

C’est évidemment la question que tout le monde se pose : a-t-on le droit de fixer une petite caméra pour prendre des photos et des vidéos, juste pour le plaisir ? Légalement, en France, pas sans autorisation. Mais, on n’est jamais à l’abri d’une bonne nouvelle, on peut espérer une certaine tolérance… “Lorsque la prise de vue est accessoire à un vol de loisir ou de compétition, et que les images ne sont pas exploitées après le vol à des fins autres, […] elle peut être faite par un aéromodéliste“, explique un responsable de la Direction générale de l’Aviation civile, dans une interview. Avant de préciser : “Cela exclut l’exploitation des images à titre public ou commerciale.”.

radiocommandeLégalement, donc, même si personne n’a jamais été inquiété pour cela, poster des photos et vidéos sur des sites de partage comme YouTube ou DroneStragram (même des clips non commerciaux pris lors de vols de loisir, sans mise en danger d’autrui) vous ferait basculer dans une autre dimension.

Ce qui est sûr, c’est que la prise de photos et vidéos destinées à la vente, elle, est nettement plus contraignante. Les obligations concernent autant votre équipement que les démarches et demandes d’autorisation. Voici un lien officiel vous expliquant en quatre scénarios les démarches et devoirs à accomplir, et un autre plus accessible sur un site marchand. À l’évidence, l’affaire ne s’improvise pas…

https://www.youtube.com/watch?v=VPRapl00Ii4

Puerto Vallarta, Mexique

 

Et sur Fotolia ? Votre banque d’images vous présente depuis belle lurette de magnifiques photos aériennes de villes et de paysages, pour certaines prises avec des drones. Nos contributeurs vous proposent également de courtes séquences vidéo réalisées par des drones, ainsi que des clips montrant des drones en plein vol.

Paysage bourgogne

La Bourgogne, vue du ciel