De l'art ou du cochon ?

Quand les artistes nous mettent à nu.

Le concept de photo de foule entièrement nue n’est pas nouveau. En effet, Bruges, Barcelone, Lisbonne, Londres, et New York ont déjà servi de toile de fond à l’artiste américain Spencer Tunick (un nom qui laissait pourtant présumer de longues séries de photos plus habillées). L’artiste récidive aujourd’hui à New Castle et Gateshead grâce à près de 1500 volontaires venus du monde entier. La renommée de l’artiste a d’ores et déjà traversé l’entière surface du globe, si bien que les candidatures en vue de participer à ses oeuvres affluent de tous les pays (Australie, Belgique, Pérou…). Spencer Tunick avait déjà réussi à organiser la plus grande photo de foule nue en rassemblant 7000 personnes à Barcelone en 2003.

L’histoire ne dit pas si les participants sont véritablement motivés par le côté artistique de la chose, par l’espoir de laisser une trace dans les livres d’histoire de l’art, ou encore pour permettre à leurs enfants et petits enfants de rechercher leur cher aïeul dans une photo de classe d’un genre nouveau.

Le centre d'art contemporain Baltic (organisateur de l’événement) espère ainsi promouvoir le tourisme dans cette région et explique que "La poésie résultant de l'arrangement sculptural de corps dans un paysage urbain défie les conceptions traditionnelles de la nudité et de l'intimité". Il est vrai qu’une telle mixité dénudée nécessite que soient levés certains tabous, sinon comment être capable de sourire entre deux paires de fesses.

Cheese !

Voir l'article de France 2

Posté par guillaume à 15:47, juillet 19 2005